Moins de béton, plus de cultures!

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Les deux allées en béton avant la modification. Mes premiers essais à la masse ont échoués, j’ai vite compris qu’un peu de technologie allait être nécessaire…

Nous avons enfin pu nous organiser pour détruire l’une des allées en béton qui traversent notre jardin. Location d’un marteau-piqueur à un particulier, un peu d’huile de coude, beaucoup de voyages à la déchetterie, et enfin une mauvaise surprise en-dessous de la dalle :
au-delà des 5 à 10 cm de terre/calcaire faisant office de surface, le sol était rempli de morceaux de briques, de tuiles, gravats etc…

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Il n’empêche que pratiquer le marteau-piquage à 9h du matin dans un jardin encore gelé de la nuit, c’était « sport » pour un ex-geek comme moi! On peut apercevoir l’ensoleillement se répandre lentement sur la dernière photo…

De longues heures de retournement de terre pour retirer un maximum de ces gravats, car si l’on pouvait espérer un drainage intéressant par la présence de ce remblai, au vu de la quantité et de la faible profondeur d’enfouissement, peu de plantes auraient trouvé leur confort racinaire là-dedans. Et puis, les vers de terre ne doivent pas apprécier ce genre de frontières sous-terraines non naturelles…
Effectivement, on peut dire qu’ils l’avaient bien faite cette allée, les bétonneurs… Ca ne risquait pas de s’enfoncer ou de se fendre même avec les années, c’était du « bon dallage »… !

Petite dédicace à l’association Brise Bitume, à laquelle j’ai pensé durant ces deux heures de labeur (« JoDa » = Jo Damas) :

M’enfin, le pire est passé : après un nettoyage de fond en bonne et due forme, j’ai établi 4 buttes à culture, de taille minimale mais suffisante pour expérimenter, en prenant soin de suivre les conseils de Damien Dekarz, un permaculteur qui propose ses conseils et partage ses pratiques sur Youtube (sa chaine : « permaculture, agroécologie, etc… ») et que je trouve plutôt judicieux dans sa démarche.

Voici ses analyses et ses conseils sur les méthodes de cultures sur buttes :

Élaboration de mes buttes :

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Première sous-estimation de la quantité de matières nécessaire : trop plates, pas assez larges…
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Après une balade supplémentaire dans les bois, élargissement et accentuation des formes des buttes.
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Faire des buttes à culture en deux fois ou comment se compliquer la vie quand on ne sait pas bien estimer l’espace et les matières…

Au vu des températures relativement basses de cet hiver 2016-2017, je vais attendre le printemps pour y planter des légumes et des plantes de saison estivale. Les buttes ayant été préparées à l’avance, le « traumatisme » du labour de nettoyage de la zone aura eu le temps de s’atténuer et la « métabolisation » des éléments que j’y ai intégré aura eu le temps de s’activer avant la plantation.

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Jonctions entre les buttes et la parcelle de terre épaisse, en attendant le nivellement naturel de toute la nouvelle zone de jardinage…

Mes buttes font entre 60 et 100 centimètres de largeur. C’est vraiment à peine assez large pour y cultiver convenablement. Il a même fallut que je les élargisse car la première disposition ne leur faisait pas dépasser les 50-70 cm. Je n’avais pas prévu assez bois… J’ai également manqué de matière azotée pour les couches organiques.
Alors pour compenser et augmenter la surface de plantation, j’ai établi des sortes de « ponts  communiquants » entre les buttes et la parcelle qui longe la clôture côté sud-ouest du jardin, que j’ai surélevé par rapport au sol pour être quasiment au même niveau que les buttes. J’ai rempli ces ponts de terre tamisée mélangée à de la paille puis les ai recouverts de BRF.
Ce sont les sortes de bacs entre tuiles que l’on peut apercevoir sur la photo ci-dessus.

Sur cette parcelle épaisse coté sud-ouest, je vais établir des « cultures en lasagne » grâce aux bottes de paille qu’il me restera.
Qu’est-ce que la « culture en lasagne » ?
Il s’agit en somme d’une sorte de butte coffrée, puisqu’on surélève la zone de plantation. Des images valent mieux que des mots, surtout quand elles sont accompagnées d’excellentes explications, de Damien D. :

Rendez-vous au printemps pour une série de photos de la mise en place! 🙂

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